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Il s’agit certainement du plus mauvais quart d’heure que le chef du gouvernement , Abdelilah Benkirane, ait eu à passer de tout son mandat. Dans une salle surchauffée par la présence d’enseignants-stagiaires grévistes et de diplômés chômeurs en colère, au sein du campus de l’école « HEM » de la ville d’Oujda, le leader islamiste a tout d’abord fait monter la tension en arrivant en retard d’une heure par rapport au programme placé sous le thème  » Lettre ouverte à la Jeunesse » lui servant de prétexte pour faire reluire son bilan. Or aucun dispositif sécuritaire n’avait été mis en place pour parer à toute éventualité.
Dès ses premiers mots, Benkirane est chahuté, interrompu, insulté parfois et prié de quitter la salle par des slogans virulents, annonçant de futurs incidents. Ne se déplaçant qu’avec des gardes du corps, il semblerait qu’il y ait eu des failles à ce niveau car Benkirane n’a pu quitter la salle qu’après l’arrivée de renforts qui ont pu l’évacuer avant que les manifestants de plus en plus en colère ne lui bloquent le passage et l’empêchent de quitter les lieux au moment où les organisateurs de l’école « HEM » avaient fini par craindre le pire et regretter la tenue d’un tel événement passé à côté des objectifs assignés.
Le chef du PJD se souviendra longtemps encore de ce déplacement à Oujda et n’est pas prêt de répondre à une telle invitation en cette période où sa politique et son discours ont le plus grand mal à convaincre.

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