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La tension s’est à nouveau exacerbée entre le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane  et les ministres du RNI dirigé par le chef de la diplomatie Salaheddine Mezouar.

Cette fois-ci, c’est le ministre de l’économie et des finances, Mohammed Boussaid, qui risque de faire les frais de l’exaspération de Benkirane après qu’il ait pris à titre individuel, l’initiative d’interpeller le chef du gouvernement sur le prolongement dangereux du conflit né de la grève des enseignants-stagiaires qui risque de peser très lourd sur les résultats des prochaines élections législatives d’octobre prochain.

Dans cette lettre qui fait actuellement grand bruit et qui est à l’origine de la nouvelle crise entre ces deux composantes de la majorité, le ministre des finances lui a proposé de faire des concessions financières aux grévistes sans se dédire ni donner l’impression de faire marche-arrière, à défaut de quoi, ce problème latent et aux conséquences multiples risquait de faire voler aux éclats l’actuelle majorité gouvernementale.

Après réflexion et concertation avec l’état-major de son parti, le PJD s’est fendu d’un communiqué pour rabattre le caquet du ministre des finances et lui promettre une franche explication avec le chef du gouvernement devant ce qu’il considère comme un affront à son égard et au gouvernement tout en lui rappelant au passage les principes de la coalition gouvernementale.

La vraie question à présent et suite à ces nombreuses escarmouches, est de savoir si le parti du RNI de Salaheddine Mezouar restera au gouvernement jusqu’au mois d’octobre.

Par Jalil Nouri

 

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