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Le chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, n’en peut plus d’attendre alors que la fin de l’année approche, que la vie du pays est en stand-by et que trois mois se sont écoulées depuis les élections législatives sans que le gouvernement ne soit en place. Dans son entourage direct et parmi les plus optimistes, on ne prévoit pas de déblocage avant fin janvier. car, il faut bien le dire, une montagne de tracasseries administratives guette le chef du gouvernement avec une loi de finances qui tardera obligeant le trésorier général du royaume à fermer tous les robinets au grand malheur des entreprises ayant réalisé des marchés avec l’état alors qu’au parlement, les nouveaux députés sont privés de mandat et des indemnités.
Mais la grande épine dans le pied de Benkirane s’appelle Akhenouch, qui, à son corps défendant, est accusé de ce retard par les partis alliés des islamistes, alors que l’homme est en voyage en Afrique pour les besoins de la tournée royale. Le chef du parti du RNI sur lequel Benkirane compte beaucoup pour compléter sa formation, ne semble pas pressé par le compte à rebours, donnant l’impression de prendre tout son temps, quitte à laisser tout le pays dans une salle d’attente.
Dès lors, une seule issue semble se dessiner, celle de voir le roi faire passer un message à tous les partis, mais ce serait là, contraire à ses principes qui lui dictent de ne pas intervenir dans les tractations politiques en cours.

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