BENKIRANE EST MÉCONTENT DE SES MINISTRES

BENKIRANE EST MÉCONTENT DE SES MINISTRES

347
0
PARTAGER

Ainsi et sans les nommer, le premier ministre a révélé récemment que si la chose ne tenait qu’à lui, plusieurs ministres issus de son parti islamiste, le PJD, n’auraient pas leur place dans l’actuel exécutif au vu de leurs insuffisances pour exercer leur fonction. Il a rappelé qu’en vertu du règlement interne de son parti, c’est une commission interne chargée des nominations qui lui a imposé ces éléments aux postes qu’ils occupent actuellement bien qu’il ait manifesté certaines réticences à leur égard.

Pour les ministres des autres partis de la majorité, il en est pratiquement de même puisque ce sont les chefs de ces formations qui les ont présenté sur leurs listes selon un nombre à pourvoir à des postes déterminées sans qu’il ne soit, lui en tant que chef du gouvernement, convaincu de leurs compétences. Soucieux d’aller vite en besogne au moment de la formation du gouvernement, il a voulu sortir rapidement de la crise politique dans laquelle était plongé le pays en acceptant tout ce qui lui était proposé. Ce manque de vigilance lui vaut aujourd’hui de payer les frais de divers scandales dont des ministres de son allié du Mouvement Populaire sont à l’origine et qui ont provoqué des dissensions au sein du gouvernement. En ce qui concerne l’autre partenaire du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, le premier ministre est surtout incommodé par la démarche individualiste de son secrétaire général, Nabil Benabdellah, qui aurait proposé des ministres sans consulter le centre de décision de sa formation y créant un malaise et une perte de crédibilité.

Curieusement, le premier ministre ne semble vouloir adresser aucun reproche au chef de file de la dernière composante de la majorité gouvernementale, à savoir le RNI, le Rassemblement National des Indépendants, pour laquelle Benkirane semble satisfait de l’avoir invitée et convaincue à rejoindre son équipe après maintes concessions.

En ce qqu concerne enfin les technocrates de l’exécutif, ceux qui ne relèvent d’aucun parti, il se gardera bien d’en dire le moindre mal, puisque le choix s’est porté sur eux , par le roi en personne.

 

Jalil Nouri

Actu-maroc.com____________________

Commentaires