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Finies les hypothèses récurrentes de la démission du chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, et des élections anticipées qui auraient privé son parti du PJD de la victoire obtenue il y a cinq mois. Jamais un tel vent d’optimisme n’avait soufflé sur le siège de cette formation situé au quartier des « Orangers » à Rabat que celui du week-end dernier qui laisse espérer une issue proche dès le retour du souverain de son périple africain qui permettra d’annoncer enfin, la formation du nouveau gouvernement après cinq mois de tractations laborieuses, parfois tendues, mais qui relèvent à présent du passé.
Cette page a été tournée après un compromis sur la non participation dans un premier temps de la formation de l’USFP exigée par le RNI et le Mouvement Populaire, avec la promesse d’intégrer les socialistes au prochain remaniement. Un compromis fragile, certes, mais qui a permis un tel déblocage et un sauvetage du deuxième mandat de Benkirane. Ses amis du PJD ont déjà félicité ce dernier pour avoir tenu bon sans sacrifier ses principes, sauf qu’il ne faudra pas trop se réjouir, car le chef du gouvernement part sur un équilibre fragile avec une majorité qui peut se fissurer à tout moment.

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