Benkirane forme le vœu de réussir dans sa mission

Benkirane forme le vœu de réussir dans sa mission

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«J’ai eu l’honneur d’être reçu par S.M. le Roi Mohammed VI qui m’a nommé chef de gouvernement et m’a chargé de former le futur cabinet», a déclaré Benkirane à la presse au terme de l’audience Royale.

«Les propos du Souverain m’ont procuré beaucoup de joie et je prie le Tout-Puissant de m’assister pour mener à bien la noble mission que m’a confiée SM le Roi, dans l’intérêt général et être à la hauteur du serment que j’ai prêté aujourd’hui devant Sa Majesté», a affirmé le nouveau chef du gouvernement.

Benkirane : le sacre d’un communicateur

La nomination, ce mardi à Midelt, par S.M. le Roi Mohammed VI de Abdelilah Benkirane au poste de chef de gouvernement vient couronner le parcours du leader et l’un des fondateurs du Parti justice et développement, vainqueur des législatives du 25 novembre.

En effet, l’homme, qui avait rejoint en 1976 les rangs de la Chabiba Islamiya, revient de loin. Aujourd’hui, trente-cinq ans après, la barbe sel et poivre, Benkirane n’a rien perdu de sa fougue, ni de sa gouaille même si, maturité aidant, les choix arrêtés de sa première jeunesse ont été revus et remodelés selon les exigences de la situation politique du pays.

Elu à la députation de Salé en 1997, Abdelilah Benkirane était parmi les neuf premiers parlementaires de son parti à faire leur entrée à la Chambre des représentants. Le PJD, ayant décliné une offre d’entrée au gouvernement, a préféré l’opposition, une position qu’il va conforter, quelques années plus tard, pour devenir le premier parti d’opposition.

Député de Salé depuis quatorze années, Benkirane, qui vient d’être reconduit, a fait montre de pragmatisme, en se distinguant par des propos en rupture avec la langue de bois qui prévalait sur la scène politique.

Son arrivée à la tête du PJD en 2008 va permettre à cette formation de tirer profit de ce grand communicateur, devenu le chouchou des médias nationaux et étrangers, toujours prompt à répondre aux sollicitations des journalistes ou au citoyen lambda.

Cette faculté de communicateur va lui servir à expliquer les choix de son parti qui, certes, a fait de l’Islam son premier référent idéologique, mais tient à en souligner les spécificités marocaines.

Dans sa communication, il s’est toujours attelé à convaincre que le PJD est une formation prête à travailler avec les autres formations politiques du pays, dans le respect des choix fondamentaux du Royaume.

Cette ouverture, il l’a déjà réitérée en direction des composantes du paysage politique, en dépit des joutes oratoires qui ont émaillé la campagne électorale, d’où son parti sortira vainqueur en raflant 107 sièges des 395 que compte la future Chambre des représentants.

Pour Abdelilah Benkirane, le PJD «a des affinités» avec les partis de la Koutla, qui ont «fait preuve de maturité politique», en se disant prêt à les accueillir à participer au prochain gouvernement.

Prônant la bonne gouvernance et l’ancrage de la démocratie, il a affirmé, dans une déclaration à la MAP, que «la sortie de la situation de crise qui dure depuis 50 ans» exige «un engagement responsable, une démarche sincère et la capacité de lutter contre les réfractaires au changement».

La sincérité et le sérieux permettront de consacrer les valeurs de justice, de transparence, de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et l’économie de rente, a-t-il souligné.

L’encouragement de la concurrence loyale et l’allègement des procédures administratives devront aider à augmenter le volume des investissements tant nationaux qu’étrangers et, par conséquent, rendre possible une embellie économique, a-t-il ajouté.

Par MAP _____________________

 

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