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Après les péripéties et le bras de fer avec les syndicats tout le long de ses dernier mois, le gouvernement a réussi à faire passer in extremis son projet de réforme des régimes de retraite et se féliciter de son adoption par le parlement.
Il s’agit, c’est vrai, d’un succès incontestable pour le chef du gouvernement, le leader islamiste, Abdelilah Benkirane qui, il faut bien le croire, ne présentera pas cette victoire pour s’attirer les votes des électeurs lors du prochain scrutin des législatives 2016.
Bien qu’il soit le seul chef du gouvernement à s’être attaqué avec courage à ce dossier sensible, il risque , si les syndicats maintiennent la pression dans la rue, de la payer très fort au niveau politique, car, après la réforme de la caisse de compensation, l’on ne peut pas dire que Benkirane a beaucoup fait en faveur de l’amélioration des acquis sociaux.
Aura-t-il avant la fin de son mandat, de lancer, comme cela lui est demandé, une vaste enquête sur la manière dont ont été gérés les cotisations des fonctionnaires au moment où l’on parle de dilapidation de milliards à l’origine de la quasi faillite des caisses de retraite, ainsi que les fonds versés au privé avec générosité et sans discernement dans le cadre de la caisse de compensation. Car, au final, les électeurs se rappelleront au moment du vote que Benkirane a totalement échoué dans son bilan dans la lutte contre la gabegie

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