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Le premier est aux anges d’avoir déjoué tous les pronostics pour voir
son parti, le PJD, tripler son score aux communales. Le second qui
dirige la formation rivale de l’Istiqlal voit certes,son parti rester
le second aux à communales mais ce résultat, somme toute logique et
attendu, garde un arrière-gout amer puisque Chabat a perdu sa chasse
gardée, sa ville de Fès. Il avait promis de démissionner en cas de
défaite, la classe politique et surtout ses adversaires attendent
encore.

Maire de la capitale spirituelle après deux mandats, il avait tout
misé pour rempiler et garder la main sur les affaires de cette ville,
affaires disent ses détracteurs, qui ont fini par se mélanger avec les
siennes et celles de ses proches et amis.

Ce reproche a été très souvent entendu dans la bouche du premier, le
leader des islamistes et premier ministre, Abdelilah Benkirane, dont
le dernier meeting qu’il a réservé à cette ville lors de la campagne
électorale au cours duquel il a promis une défaite cuisante à son
ennemi politique de toujours, le maire de Fez Hamid Chabat, qui a été
mis Ko dans ce duel.

N’ayant plus que ses yeux pour pleurer, il laisse à ses successeurs un
lourd passif avec des projets mégalomaniaques à réaliser et des
caisses à renflouer. Conscients des défis à relever, les islamistes
avec à leur tête leur chef Benkirane, voulait surtout donner une leçon
à l’ancien maire à qui il vouaient et vouent toujours une haine
féroce. Mission accomplie.

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