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Le chef du gouvernement et leader islamiste du PJD qui espérait se voir accorder un nouveau mandat doit se rendre à l’évidence et se contenter de son expérience actuelle à la tête du gouvernement qu’il quittera au lendemain des prochaines élections législatives du 7 octobre prochain. Son parti ne modifiera pas, en effet, ses règlements pour lui permettre de bénéficier d’un deuxième mandat, une éventualité à laquelle il croyait et pour laquelle il se préparait en l’affirmant en public.
C’est le président du parlement de son parti et son numéro 2, Salaheddine El Othmani, qui a mis les pendules à l’heure au cours d’une émission sur la première chaîne en soulignant que sa formation ne comptait pas changer ses statuts pour satisfaire les ambitions politiques de son leader actuel. Donc en cas de victoire des islamistes aux élections, il faudra qu’il nomme un nouveau candidat pour lui succéder, ce qui va raviver les luttes intestines et une guerre de succession entre des profils déjà identifiés qui sont au nombre de quatre déjà dans les starting-blocks qui seront départagés par le parlement du parti.
Cette donne risque de changer les plans de Benkirane à moins qu’il ne sorte de son chapeau une carte qui lui permettrait d’inverser l’ordre des choses et maintenir son leadership sur son parti en l’exposant pour la première fois à l’aventure.
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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