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Toute la classe politique attendait un communiqué du parti islamiste du PJD y exprimant sa solidarité avec son allié au gouvernement, Nabil Benabdellah, récemment appelé à de la retenue par le palais royal, il ne viendra pas de sitôt.
Ni une déclaration officielle de son chef, Abdelilah Benkirane, non plus qui s’est contenté d’une phrase sibylline à un journal, pour souligner que Ben Abdellah est un patriote qui aime son roi, son pays et respecte les institutions et la constitution.
Le chef du gouvernement évitera également de remuer le couteau dans la plaie, pour ne pas revenir sur l’accusation de « Tahakoum », dont lui aussi a usé à volonté pour dénoncer l’autoritarisme supposé ambiant et qui valu au leader du PPS, les reproches du palais royal. En d’autres termes, Benkirane a tenu à faire profil bas dans cette affaire, pour ne pas afficher une solidarité à risques qui compromettrait toutes ses chances d’obtenir un second mandat en cas de victoire de son parti aux élections.
Ben Abdellah se retrouve ainsi seul à méditer sa mésaventure en période préélectorale avec le seul soutien inconditionnel du bureau politique de la formation du PPS qu’il dirige. Pour certains leaders, la solidarité gouvernementale est un concept qui ne s’applique pas en toutes circonstances.

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