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Benkirane, le chef du gouvernement et du parti islamiste du PJD peut faire une croix dès maintenant sur ses chances d’obtenir un second mandat quelque soit l’issue des prochaines élections législatives du 7 octobre prochain.

Il n’aura pas retenu la leçon ou feint de n’avoir pas compris les messages que lui a adressés le palais royal, puisqu’il a récidivé dans ses propos en déclarant à voix haute sur un ton véhément  devant les militants de son parti ce qu’il ne fallait pas dire: « Si le roi n’est pas content à mon sujet, qu’il me le dise et je partirai. » Traduisez: « J’attends du roi qu’il me dise de partir » et une manière de reconnaître qu’il a lourdement fauté après tant de déclarations à l’emporte-pièce y compris des confidences étalées sur la place publique  que seul le souverain et lui-même partagent et qui doivent être gardées secrètes.

Benkirane a rompu la tradition de la préservation du secret de ses discussions avec le roi pour se disqualifier lui-même obligeant son parti à lui trouver un remplaçant en cas de victoire et mettant fin aux ambitions de son chef qui tenait tant à son poste.

Le leader du PJD perd également toutes ses chances d’en garder les rênes, puisque les candidats à sa succession sont d’ores et déjà sur la ligne de départ comme le ministre de l’équipement , Aziz Rebbah, impatient de devenir le calife à la place du calife.

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