PARTAGER

C’est la dernière image que retiendront aujourd’hui les marocains de leur désormais ancien chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, au moment de passer le relais à son successeur El Othmani. Une cérémonie sobre et émouvante qui a laissé voir un homme ému aux larmes, triste de quitter son bureau et ses fonctions au moment où il s’y attendait le moins, lui qui pensait achever ses chantiers et en ouvrir d’autres au cours de son deuxième mandat dont il a été privé pour ne pas avoir su gérer la formation du nouveau gouvernement et être plus malléable pour y parvenir à temps.

Pour beaucoup des ministres anciens de son parti qui ont fait partie de son premier cabinet et les nouveaux arrivants nouvellement choisis par son successeur qui ont tenu à lui rendre une visite de courtoisie à son domicile dans un ultime hommage devant les photographes de presse, la crainte est de voir l’homme entrer dans un état de grand abattement dans sa retraite forcée et renoncer à briguer un troisième mandat à la tête de son parti, bien qu’il donne des signes contraires de vouloir continuer à défendre les positions de son parti islamiste devant la première chambre du parlement.

Maintenant que son domicile du centre de la capitale va retrouver son calme et enregistrer moins de visites en comparaison avec la période où il était aux affaires, l’homme envisage de s’atteler à l’écriture d’un ouvrage sur son expérience politique qui l’a mené au poste de premier chef de gouvernement islamiste du pays. Pourquoi pas?

Commentaires