PARTAGER
Abdelilah Benkirane n’est pas prêt de lâcher son siège de secrétaire général de son parti, le PJD, qui dirige le gouvernement dont il a été éjecté.
Si le mauvais souvenir s’est effacé et s’il affirme ne pas avoir pleuré ni lui , ni sa femme, après son renvoi, Benkirane, en fin tacticien et en « bête politique » confie à ses troupes que sa carrière s’est achevée et qu’il ne briguera pas un troisième mandat à la tête de sa formation. Mais ce discours qui relève plutôt des fausses confidences laisse penser que l’homme qui aime surprendre, garde toujours des cartes dans sa poche.
Lors de la réunion extraordinaire du parlement du parti ce samedi, Benkirane a réservé des piques acerbes, comme il aime le faire, à ses « faux frères », comprenez par là, tous ceux qui ont suivi son rival et successeur à la tête du gouvernement, Saad Eddine El Othmani. Mais le plus féroce dans son vocabulaire reste à venir lors du prochain congrès national du parti dont la date a été fixée au 9 décembre prochain et au cours duquel sera élu un nouveau secrétaire général ou lui-même et une nouvelle équipe dirigeante qu’il pourrait couler dans son propre moule, si les clés de la formation lui sont confiées une nouvelle fois.
Personne actuellement n’est capable de lui ravir son poste s’il se présentait et il faut croire qu’il le fera.

Commentaires