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C’est une sortie inattendue du chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, qui est venue rappeler que l’homme a du mal à changer pour se comporter en véritable homme d’état quelque soient les vents contraires. A peine les micros de la tribune d’un meeting du syndicat de l’UNTM, proche de son parti, se sont ouverts devant lui, que le leader islamiste s’est mis à haranguer les foules dans un langage guerrier, en se montrant dans une posture de militant loin de ressembler à celle d’un chef de l’exécutif.

Se plaignant des innombrables obstacles qui bloquent ses tractations avec les autres partis, Benkirane a résumé la situation en utilisant cette formule lapidaire qui en dit long sur sa pensée:  » Quelque chose ne tourne pas rond dans ce pays ». Enfonçant le clou et faisant allusion au parti de l’USFP qui veut s’imposer à sa coalition gouvernementale, le chef du gouvernement désigné a lancé quelques flèches bien senties à l’égard de cette formation dont il ne veut pas et à l’égard de ceux qui la soutiennent comme ils l’ont fait contre vents et marées pour lui accorder la présidence de la première chambre du parlement alors que son nombre d’élus reste insignifiant. Et de Benkirane de conclure par un appel à la résistance pour sortir du tunnel et éviter les pièges tendus par ses adversaires qui ne lui veulent pas que du bien.

Par Jalil Nouri

 

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