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Changement de ton dans les discours récents du numéro 1 du parti du parti islamiste du PJD et qui dirige le gouvernement.  Le chef du gouvernement donne l’impression de mieux tenir compte de la baisse de sa popularité et de la baisse de régime de sa formation à dix mois des prochaines élections générales. Il y aura victoire, admet-il , mais elle sera relative et le parlement ne sera pas à dominante islamiste, contrairement à ce qu’il claironnait sans fausse modestie il y a quelques mois encore devant les militants de son parti.

Désarçonnés, une partie de ses militants de la région de Casablanca ont écouté le week-end dernier leur leader disserté sur une nouvelle réalité politique qui voudrait que le parti n’est plus en mesure de jouer le premier rôle sur l’échiquier, un constat dont il est le seul à connaître les tenants et les aboutissants, probablement en raison du danger et la concurrence du PAM, dont le nouveau secrétaire général, Ilyas El Omary ne cache pas son objectif de faire tomber le PJD de son piédestal.

Parallèlement, Abdelilah Benkirane ne cache plus sa volonté de renforcer et élargir les bases de son parti en l’ouvrant à d’autres franges de la société, affirmant pour la première fois que son parti était ouvert aux femmes non voilées et à toutes les compétences dont manque cruellement la formation islamiste.

La gestion catastrophique par Benkirane des différents conflits sociaux auxquels il fait face ont semble-t-il eu raison de son trop plein d’assurance et d’optimisme béat. Une telle remise en question n’est pas feinte et les gros nuages continuent de s’amonceler sur sa tête.

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