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La lune de miel en vigueur depuis quatre ans entre le chef du gouvernement et les milieux d’affaires est bel et bien terminée, non pas pour des raisons économiques mais plutôt et curieusement pour un motif politique venu créer des frictions.

Le chef du gouvernement en veut au patronat et à sa confédération, la CGEM, d’avoir voté lors des élections pour la présidence de la deuxième chambre en faveur du candidat du PAM au détriment de celui de l’Istiqlal pour lequel le numéro 1 des islamistes avait appelé à voter bien que ses différends avec cette formation restent toujours en suspens mais qu’importe. Benkirane semble vouloir oublier que la confédération patronale est libre de ses choix et de donner ses voix à celui sur lequel se sont portés démocratiquement les votes de ses adhérents qui ont toujours fait preuve d’autonomie vis à vis des gouvernements.
Benkirane s’est senti trahi et a reproché vivement à la présidente de la CGEM d’avoir roulé pour le PAM, un parti qui, comme tout le monde le sait, il a appelé de tous ses vœux à le rayer définitivement de la carte politique.

Ce que craint par dessus tout le chef des islamistes, c’est que surtout le même scénario se répète l’année prochaine aux élections législatives et que le patronat se range une nouvelle fois aux côtés du PAM dans son irrésistible ascension.

Par Jalil Nouri

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