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Le leader islamiste et chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane semble avoir encaissé sans broncher les messages scandés lors de la marche de Casablanca dimanche dernier et qui appelaient à son départ. Dans d’autres circonstances, il aurait appelé à une enquête pour établir la responsabilité de la partie qui a autorisé cette manifestations aux motivations obscures et accusé le ministre de l’intérieur de comploter contre son parti à la veille des élections en le soupçonnant de prépare des irrégularités avant le scrutin, ce que vient de fire avec fracas son ministre de la justice et membre de son parti.
Mustapha Ramid qui, curieusement, n’a pas reçu le soutien attendu de la part de son chef Benkirane ni du PJD a été le premier à dégainer en dégageant toute sa responsabilité dans la transparence des élections, préparant l’opinion publique, lui qui théoriquement doit veiller au bon déroulement du scrutin, à des tripatouillages et à la défaite du PJD sans donner la moindre preuve des accusations avancées à l’encontre du ministre de l’intérieur. Refusant de saisir la balle au bond et monter au créneau, Abdelilah Benkirane a fait le dos rond, préférant ne pas envenimer la situation au sein de son gouvernement à quelques jours de la fin de son mandat. Car pour lui, un retour sur les bancs de l’opposition ne sera que volonté divine. Le PJD a-t-il déjà perdu les élections avant l’heure?

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