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C’est un chef de gouvernement méconnaissable qui s’est présenté devant la chambre des représentants cette semaine pour ce qui s’apparente à son,dernier passage de son mandat pour les questions générales, un exercice qu’il apprécie.
A défaut de hurler devant son micro et stipendier les députés, le leader islamiste qui croit plus que jamais en ses chances de rempiler pour cinq autres années, a opté pour un numéro de charme serein et modeste, prêtant à équivoques. Il s’est dit fier de son bilan , bien qu’il lui reste encore des chantiers importants à achever, mais qu’il gardera sa valise prête avec tous ses effets pour partir et ne plus revenir si le roi le lui demandait, une manière de souhaiter tout le contraire et rester aux affaires..
Tout mielleux et caressant ses adversaires dans le sens du poil, le chef du gouvernement s’est voulu rassurant sur la production législative sous son gouvernement avec l’adoption de toutes lois organiques prévues en se félicitant du rôle positif de l’opposition dans le jeu démocratique malgré les divergence.
Seul son récit sur ses relations avec le syndicats a failli le faire sortir de son calme inhabituel , mais il a su se retenir au fond et soigner son image, pour la première fois en cinq années, en portant, une fois coutume, le costume d’un chef de gouvernement calme et raisonnée, sans prise de bec.
Par Jalil Nouri

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