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L’annonce de la retraite politique de l’ancien chef du gouvernement, l’islamiste, Abdelilah Benkirane, ne devrait pas tarder après la décision royale de mettre un terme à son mandat suite à son échec retentissant dans la formation d’un nouveau gouvernement.
L’occasion a été saisie par le souverain pour mettre fin à l’amiable et en respectant la constitution à la lettre pour se séparer d’un homme qui avait fini par agacer par ses déclarations intempestives et par ses mauvais rapports avec les responsables politiques qui devaient l’accompagner dans son deuxième mandat et qui ont fini par critiquer ses choix et ses méthodes.
Les cinq derniers mois n’ont pas été un exemple de gestion de négociations ni de communication de la part d’un homme n’en faisant qu’à sa tête, trop sûr de lui, et n’anticipant pas sur les rapports de forces et les vents contraires.
Dès lors, Benkirane, ne sera plus tenté de briguer un nouveau mandat à la tête de sa formation ni de retourner au parlement après avoir cédé sa place de député pour rester chef du gouvernement, encore moins de poursuivre ses activités politiques. Sa sortie précipitée restera une surprise, lui qui, misait dans le pire des cas, sur une démission qu’il n’aura pas eu ni le temps ni l’occasion de rédiger, puisqu’il a été congédié sans avoir eu le privilège d’une dernière audience royale.

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