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Abdelilah Benkirane, le premier ministre, et chef du parti islamiste du PJD qui dirige la coalition gouvernementale compte bien entamer la dernière ligne droite de son mandat sur un nouveau tempo dans le but de faire oublier les reproches du roi.

Dans son discours d’ouverture de la session d’automne de la dernière année législative, le souverain avait ouvertement reproché au gouvernement sa part de responsabilité dans la production législative alors que la nouvelle constitution exige du parlement l’adoption de toute une batterie de textes de loi portant création d’institutions de première importance. A première vue et au lendemain du discours royal , le chef du gouvernement a donné un coup d’accélérateur à l’action de son équipe avec la détermination de travailler dans l’urgence et l’efficacité nécessaire pour que toutes ces institutions soient opérationnelles avant la fin de son mandat, ce qui parait relever de l’exploit en raison des procédures compliquées qui caractérisent le travail des parlementaires, dont la lenteur du travail et du rendement n’a d’égal que leur absentéisme.

Dans son entourage, certains proches confient sa décision de s’entourer d’une équipe d’experts pour faire avancer tous es dossiers et mettre la pression sur le secrétariat général du gouvernement auquel Benkirane impute à son tour le retard qui lui a valu les remarques et critiques du roi qu’il compte faire oublier en doublant d’efforts avec des objectifs à court termes.

Cette obsession risque d’être entravée dans les prochains jours quand démarrera pour le premier ministre, son chantier le plus difficile de son mandat après celui de la caisse de compensation, celuide la réforme des retraites. Aura-t-il suffisamment d’énergie pour tenir tous ses paris alors qu’il doit déjà se préparer pour les élections législatives de 2016.

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