Berlusconi: enquête bouclée sur le premier scandale sexuel

Berlusconi: enquête bouclée sur le premier scandale sexuel

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Le parquet de Bari (sud) a déposé ses conclusions en annonçant des poursuites notamment contre l’entrepreneur Giampaolo Tarantini ainsi que Sabina Began, une starlette allemande surnommée « la reine mère » et considérée comme la recruteuse d’une sorte de harem au service de M. Berlusconi.

 

Les huit personnes mises en cause sont toutes poursuivies pour incitation et exploitation de la prostitution au bénéfice de M. Berlusconi mais aussi de l’ex-vice-président de la région des Pouilles, d’un banquier et d’un cadre du groupe Finmeccanica, selon les médias italiens. Le chef du gouvernement n’est pas poursuivi, utiliser les services de prostituées n’étant pas un délit en Italie.

Niccolo Ghedini et Piero Longo, avocats de M. Berlusconi ont souligné dans un communiqué que leur client est « totalement étranger aux chefs d’inculpation de l’affaire de Bari » et « n’était absolument pas au courant du comportement reproché à Tarantini et aux autres suspects ».
« La reconstruction donnée des soirées est dénuée de tout fondement; il ne s’agissait que de réunions conviviales comme l’ont affirmé les participantes », ont ajouté les avocats, en niant ainsi que les jeunes femmes se soient prostituées avec le chef du gouvernement.

L’enquête, qui concerne la participation de jeunes femmes à des soirées en 2008 et 2009 dans les résidences de M. Berlusconi surtout à Rome, avait défrayé la chronique en juin 2009 avec la révélation par Patrizia D’Addario, l’une des call-girls invitées, d’enregistrements audio d’une nuit torride avec le Cavaliere.

Selon le parquet, Tarantini, son frère, Sabina Began, et les cinq autres poursuivis aussi pour association de malfaiteurs visant à la corruption jouaient les entremetteurs afin d’obtenir de M. Berlusconi et d’autres participants aux soirées, des postes officiels, des mises en relation d’affaires avec des groupes et des sociétés publics, dont la protection civile ou Finmeccanica.

Selon le parquet, au moins 30 jeunes femmes ont été amenées par Tarantini dans les résidences de M. Berlusconi, et une bonne partie se sont prostituées avec le chef du gouvernement. Les suspects rémunéraient les call-girls, les défrayaient de leurs voyages et séjours et les instruisaient sur « le comportement à avoir et les finalités » des soirées.

Une partie des jeunes femmes sont aussi apparues dans le scandale Rubygate où M. Berlusconi est jugé depuis le 6 avril à Milan pour prostitution de mineure et abus de pouvoir. Le Rubygate concerne des parties fines organisées près de Milan dans une villa de M. Berlusconi entre janvier et mai 2010.

M. Tarantini a été arrêté le 1er septembre sur ordre du parquet de Naples sous le soupçon d’avoir extorqué, avec un complice Valter Lavitola, plus de 800.000 euros à M. Berlusconi pour, en échange, mentir dans l’enquête menée à Bari.

AFP_________________

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