Berlusconi toujours sous pression à cause du Rubygate tente de rebondir

Berlusconi toujours sous pression à cause du Rubygate tente de rebondir

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Cette semaine, l’affaire Ruby, surnom d’une jeune Marocaine que le chef du gouvernement italien est soupçonné d’avoir rémunérée pour des prestations sexuelles quand elle était mineure (un délit en Italie), a connu une sorte d’accalmie, en l’absence de nouvelles révélations. Même si « des photos du Premier ministre nu entouré de jeunes femmes sont en vente à des prix astronomiques » dans la presse à scandale, selon le journal Il Fatto Quotidiano.

Des sources judiciaires ont exclu que de tels clichés fassent partie des actes judiciaires rassemblés par le parquet de Milan dans l’enquête Rubygate.

Le Cavaliere — à Bruxelles vendredi et samedi — a aussi échappé à un affront international avec la décision du parquet de Milan d’attendre « lundi ou mardi » pour envoyer une requête de jugement immédiat, une procédure accélérée qui pourrait déboucher sur un procès avant l’été.
La pression sur le milliardaire s’est aussi relâchée au plan politique puisque sa majorité a rejeté par 315 voix jeudi une demande du parquet au parlement pour autoriser la perquisition des bureaux de son comptable.

Marcello Sorgi du journal La Stampa a noté que si M. Berlusconi avait voté -en tant que député-, sa coalition aurait obtenu la majorité absolue (316 voix) pour la première fois depuis la scission avec son allié Gianfranco Fini fin 2010. « Berlusconi sort renforcé du vote qui lui a apporté la pleine solidarité du centre-droit », selon cet éditorialiste.
« Il n’y a eu aucune défection et Berlusconi a maintenu le plein contrôle sur son camp », a relevé le commentateur du Sole 24 Ore Stefano Folli, soulignant qu’à l’inverse « l’opposition a montré une fois de plus sa faiblesse » en ne faisant pas le plein de ses voix.

Soucieux de ménager son allié clé la Ligue du nord, M. Berlusconi a fait passer en force lors d’un conseil des ministres jeudi soir un décret sur le fédéralisme fiscal qui venait d’être rejeté en commission parlementaire. Toutefois le président de la République a refusé de le promulguer vendredi, exigeant que cette mouture fasse l’objet d’un exposé au parlement.

M. Berlusconi a aussi annoncé une série d’initiatives « pour donner un coup de cravache » à l’économie et atteindre une croissance de 3 à 4%.
« La tranchée du centre-droit tient bon, au moins pour le moment », a commenté Massimo Franco, du Corriere della Sera, soulignant que le chef de la Ligue Umberto Bossi « continue de préférer l’axe avec un Premier ministre en difficultés plutôt qu’avec une opposition pathologiquement faible et confuse ».
Une opposition qui, selon les experts, compte sur le parquet de Milan et la mobilisation de la société civile pour « donner le coup d’épaule fatal » au chef du gouvernement.

Dès samedi, des intellectuels de gauche comme l’écrivain Umberto Eco et l’auteur du livre sur la mafia, Gomorra, Roberto Saviano, se réuniront à Milan pour exiger le départ du Cavaliere, afin de « libérer (l’Italie) d(e son) pouvoir corrompu et corrupteur, des attaques contre la Constitution, la magistrature et les atteintes à la dignité des femmes ».

Une grande manifestation à l’initiative de groupements de femmes est aussi prévue à Rome le 13 février.
Mais pour M. Berlusconi, l’important est sa tenue dans les sondages. Or les enquêtes d’opinion post-Rubygate montrent que, si son électorat est ébranlé (sa popularité a reculé à 35% en janvier contre 40% en décembre), sa coalition avec la Ligue reste la plus forte sur l’échiquier politique.
AFP

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