Birmanie: des villages encore isolés après le séisme

Birmanie: des villages encore isolés après le séisme

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Les lignes téléphoniques ont été coupées. Et selon les rares images parvenues des zones sinistrées, certaines voies ont été complètement éventrées, les habitants tentant parfois de colmater les brèches avec des ponts de fortune en sacs de sable.

Six communes ont été particulièrement touchées, avec des bâtiments publics et religieux abattus, des maisons en bois réduites à des amoncellements de débris et des habitants contraints de dormir dehors.
Dans un forum sur internet, un résident de la région a décrit la ville de Tachilek, toute proche de la frontière thaïlandaise, comme « en ruines ».

« Les gens ont encore peur », a-t-il écrit, sous couvert de l’anonymat de craintes de représailles de la junte. « Beaucoup ont dormi parterre là où sont organisées d’habitude les cérémonies bouddhiques. Peut-être regagneront-ils leurs maisons aujourd’hui puisqu’il n’y a pas eu de séisme hier ».
« J’espère qu’il n’y aura pas (de réplique) parce que la situation n’est vraiment pas bonne, nous n’avons pas d’aide concrète des autorités ».

La secousse de magnitude 6,8 a frappé l’Etat Shan jeudi après la tombée de la nuit, aux confins de la Thaïlande et du Laos, une zone montagneuse relativement peu peuplée. Elle a été ressentie jusqu’à Hanoï, à l’extrémité Est de la péninsule ainsi que dans le sud de la Chine.

Un responsable birman a indiqué que le bilan fixé vendredi en fin de journée de 74 morts et plus de 110 blessés n’avait pas évolué.

Mais « il pourrait y avoir des endroits que nous ne pouvons atteindre à cause des problèmes de communication et de transport », a-t-il indiqué à l’AFP. « Le bilan pourrait augmenter ».
Une femme de 52 ans a par ailleurs été tuée et 16 personnes blessées côté thaïlandais. Etrangement, ni la Thaïlande ni le Laos voisins n’ont apparemment souffert de dégâts majeurs.
Les secours semblaient assez lents à se mettre en route dans un pays qui s’était illustré par son affligeante inefficacité en 2008, lorsque tout le delta de l’Irrawaddy, dans le sud de la Birmanie, avait été balayé par le cyclone Nargis (138.000 morts en disparus).
Jusqu’à samedi, les habitants semblaient en effet livrés à eux mêmes.
« Le Comité national de préparation aux désastres naturels (…) est parti à Tachilek ce matin depuis Naypyidaw, pour porter assistance aux régions touchées », a indiqué le responsable birman, joint au téléphone dans la capitale.

Sai Thein Aung, parlementaire du Parti démocratique des nationalités shans, a pour sa part expliqué n’avoir réussi que samedi à entrer en contact avec la zone sinistrée.
« On ne s’attendait pas à ce genre de catastrophe naturelle et nous n’avons pas beaucoup d’expérience de ce genre de choses. C’est pourquoi je suis inquiet pour mon peuple », a-t-il reconnu.
Vendredi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies avait jugé « élevé » le risque de glissement de terrain et fait état de « perturbations sporadiques d’équipements de base, notamment l’électricité, l’eau et les télécommunications ».
Le séisme est intervenu 13 jours après celui qui a déclenché au Japon un tsunami destructeur, qui a fait plus de 27.000 morts et disparus, sans que les deux ne soient liés.

AFP_________________

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