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C’est avec une quasi certitude la décision qui confirme bien la
volonté du président algérien Abdelaziz Bouteflika de quitter ses
fonctions en raison de sa maladie pour céder le pouvoir à l’un de ses
proches en usant d’un artifice constitutionnel.

Il vient en effet de démettre de ses fonctions, le redouté patron du
renseignement extérieur, le général Mohammed Lamine Medienne plus
connu sous le pseudonyme  » Général Taoufik », un homme qu’il a fini
par considérer comme un ennemi en raison de son habitude à vouloir
trop fourrer son nez dans les affaires présidentielles,
particulièrement celle de l’entourage.

Un excès de zèle qui l’a poussé à aller enquêter sur des délits de
corruption commis par des proches de Bouteflika poussant ce dernier à
croire que son ancien chef de l’espionnage algérien complotait contre
lui pour prendre le pouvoir.

Il n’en aura plus l’occasion puisque bien avant son licenciement, le
« Général Taoufik » s’était vu dessaisi de plusieurs dossiers sensibles
mais également et surtout de plusieurs responsabilités importantes,
précipitant ainsi son départ.

Il y a une quinzaine de jours, le président algérien avait pris tout
le monde de court en ordonnant l’arrestation du patron de la lutte
anti-terroriste, une arrestation qui vient d’être confirmé par son
chef de cabinet et qui reste entourée de mystères.

Les mises à l’écart répétitives ces derniers jours,mois et semaines
sonnent bien comme l’acte final et le signe précurseur d’un président
affaibli qui effectue un grand nettoyage avant de céder le pouvoir à
celui qu’il aura lui-même choisi.

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