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L’épreuve de force engagée par les étudiants en médecine pour faire revenir le ministre de la santé, le Pr Houssein El Ouardi, sur sa décision d’imposer le Service Sanitaire Obligatoire, connait des développements inattendus et sérieux.

Pour rappel, la mesure annoncée par le ministre impose aux étudiants, une fois leur diplôme obtenu, d’exercer dans toutes les régions du pays y compris les plus éloignées dans le cadre d’un service obligatoire de deux années ce qu’il refusent.

Depuis des mois et après plusieurs rounds de négociations, aucune avancée palpable n’a été enregistrée dans un conflit qui s’aggrave de jour en jour. Après avoir organisé des manifestations impressionnantes et boycotté la rentrée, les étudiants qui affichent une détermination sans pareil pour faire abolir le projet, envisagent désormais des actions allant jusqu’à retenir le principe d’une année blanche si le ministre ne cède pas, estimant qu’ils n’ont plus rien à perdre devant un projet aussi pénalisant, adopté sans concertation et sans prise en compte de leurs intérêts puisqu’ils ne pourront ouvrir leurs cabinets que deux années après la fin de leurs études. Et effectivement, ce projet fait débat aujourd’hui dans le sens de la défense de la position des étudiants qui viennent de recevoir un appui de taille de la part des professeurs de médecine et de pharmacie qui estiment qu’en effet, le ministre aurait pu avoir recours à d’autres mesures alternatives pour pallier les failles de la couverture sanitaire dans les régions éloignées et défavorisées à travers le territoire nationale. Le bras de fer se poursuit

Par Nassim Bargache

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