Brésil: au moins 245 morts dans l’incendie d’une discothèque

Brésil: au moins 245 morts dans l’incendie d’une discothèque

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« C’était l’horreur. J’ai perdu un ami très proche. Les sorties de secours étaient insuffisantes; c’était la panique, j’ai perdu de vue mon ami dans la confusion », a déclaré à la TV Band news un jeune dentiste, qui a survécu à la catastrophe.

 

La présidente Dilma Rousseff a annulé un voyage au Chili où elle devait participer à un sommet Amérique latine/Union européenne, pour se rendre sur les lieux de la catastrophe.
« Je voudrais dire à la population de Santa Maria que dans ce moment de tristesse, nous sommes avec vous », a-t-elle déclaré, réprimant des larmes, devant les médias.

Selon des témoins, l’incendie a commencé vers 02h00 du matin (04H00 GMT) dans la discothèque Kiss, dans le centre de Santa Maria, une ville universitaire à l’extrême-sud du pays. Il n’a été contrôlé que vers 07H00 locales.

Le feu a commencé quand le chanteur d’un groupe qui se produisait dans le club a fait une sorte de petit show pyrotechnique avec un feu de Bengale.

Des étincelles ont atteint la mousse d’isolement du plafond acoustique et les flammes se sont rapidement propagées à l’établissement qui sert souvent à des fêtes universitaires, selon des témoignages.

Selon un étudiant, Janio Vieira, « le feu a commencé sur l’estrade et s’est propagé très rapidement ».
« J’étais près de la sortie de secours et j’ai réussi à sortir », a déclaré ce jeune, encore sous le choc, peinant à s’exprimer.
Il y a eu ensuite un mouvement de panique, une bousculade à la porte de l’établissement.
« Les barrières métalliques utilisées pour organiser les files d’attentes ont bloqué l’évacuation. Les gens s’entrechoquaient, tombaient. J’ai aidé à enlever les barrières. Les pompiers aussi s’intoxiquaient avec la fumée », a témoigné Mattheus Bortolotto.
« Une fille est morte dans mes bras. J’ai senti son coeur arrêter de battre. Je n’avais vu cela qu’au cinéma », a poursuivi le jeune homme, cité par le journal Corrreio do Povo de Porto Alegre. « Nous n’avons pas réussi à utiliser la sortie de secours. Ceux qui étaient au fond de la discothèque sont restés piégés ».

Sur les lieux de la catastrophe, un ballet incessant d’ambulances, de voiture de pompiers et de police était visible, selon des images des chaînes de télévision brésiliennes.

Les familles des victimes arrivaient désespérées, en quête d’informations, sur les lieux de la tragédie déjà décrite comme la « pire de l’Etat du Rio Grande do Sul » par les autorités locales.
« Les pompiers ont encerclé les lieux. La principale cause des décès est l’asphyxie car les jeunes pris de panique se sont piétinés », a dit le commandant des pompiers, Mme Silvia Fucks, citée par le site d’informations G1.

Selon le commissaire de Santa Maria, Marcelo Arigoni, les corps ont été transportés au centre sportif municipal qui sert de chapelle ardente.

Les trois hôpitaux de la ville et d’autres de la région reçoivent les blessés, selon le secrétaire à la santé de l’Etat, Ciro Simoni.
AFP

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