Brésil: la crainte des flash mobs

Brésil: la crainte des flash mobs

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De crainte de débordements, trois centres commerciaux de luxe de Sao Paulo et de Rio de Janeiro, ont préféré fermer leurs portes le week-end dernier plutôt que d’y tolérer de tels « rolezinhos » (« petites descentes », ndlr) d’adolescents des favelas et des faubourgs les plus déshérités. « Nous avons appelé la présidence pour demander de l’aide sur cette question », a déclaré un porte-parole de l’Alshop, confirmant des informations de presse. Les « rolezinhos » sont apparus en décembre à Sao Paulo, mégapole et capitale économique du Brésil, avant de s’étendre à d’autres grandes villes comme Rio de Janeiro et Campinas.

Des centaines de jeunes déshérités, en majorité des Noirs, se donnent rendez-vous dans les temples climatisés et immaculés du consumérisme brésilien à l’Américaine, pour y faire la fête au son du « funk » des favelas, suscitant la panique des commerçants et d’une clientèle majoritairement blanche. Certains rassemblements ont dégénéré en pillages de magasins, alimentant la psychose des commerçants, qui préfèrent désormais fermer leurs portes en pleine période des soldes et de vacances estivales plutôt que d’y laisser entrer des dizaines de jeunes Noirs en bermudas, casquette hip-hop sur la tête.

L’attitude des centre commerciaux a provoqué des manifestations de groupes de défense des Noirs qui dénoncent une ségrégation sociale et raciale. « Au pays de la Coupe du Monde de football, les centres commerciaux racistes interdisent d’entrée les pauvres et les Noirs », dénonçait samedi une banderole déployée devant un centre commercial de Sao Paulo fermé après la convocation d’un « rolezinho » dans ses murs.

 

 

actu-maroc.com

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