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L’ultimatum lancé à Bruxelles par le premier ministre britannique David Cameron le 20 février dernier,   est en sursis et en attendant,  l’accord entre la troïka européenne et Londres ne prévoit ni dérogation aux règles du marché unique ni révision des traités, mais un statut spécial pour la Grande Bretagne au sein de l’UE en attendant le référendum de juin où les sujets de Sa Majesté décideront si le Royaume Uni va rester ou non  dans l’UE.
En attendant, David Cameron a promis de conseiller et d’exhorter ses concitoyens à voter pour rester dans l’Europe , mais entre nous l’avenir de la Grande Bretagne dans ou en dehors de l’UE ne dépend plus de lui ..
Et c’est une situation assez cocasse …
Le projet européen est-il en train de se  désintégrer !?
Bruxelles a t- elle perdu la perspective de l’objectif européen?
Si l’espace Shenguen de libre circulation venait à disparaître,  la monnaie unique serait très vite menacée avertissent les experts. Ces interrogations qui hantent les esprits des Eurocrates montrent bien que l’Europe est en état d’urgence.
Depuis quelques années,  l’Europe ne gouverne plus .Elle ne fait que réagir par rapport à des situations qui s’invitent dans son contexte ( réfugiés,  insécurité, crise migratoire…) et  beaucoup de pays sont agacés du fait d’avoir dû déléguer une partie de leur souveraineté nationale à Bruxelles. le comble , c’est que comme l’UE n’est pas un Etat fédéral mais juste l’union d’Etats souverains lorsque le perspectives économique et sociales sont bonnes les responsables politiques des Etats menbres s’en attribuent les mérites mais lorsqu’à l’inverse la conjoncture politique est mauvaise on incombe volontiers la faute à Bruxelles qui devient un parfait bouc-émissaire.
Mais attention aux confusions,  le projet européen n’est pas en danger car la Grande Bretagne a demandé à sortir de l’Europe
Pour la monnaie unique par exemple,  l’Euro ne répond à aucune structure institutionnelle mais dépend de l’intergouvernemental. .
De plus dans l’Union économique et monétaire , il n’est pas clairement souligné dans le traité que les  pays qui souhaitaient rejoindre l’union monétaire en avaient le droit , mais pas l’obligation. Une nuance de taille qui pèse tel un malaise pour la question de l’intégration.
La mondialisation a apporté son lot de menaces et son cortège d’incertitudes et  d’inquiétudes auxquelles les politiciens  n’apportent pas de réponses concrètes. .
C’est pourquoi les opinions publiques se laissent aller et succombent à la tentation du populisme.
Certes personne ne veut la fin de l’Europe , mais chacun veut l’Europe qui lui convient et surtout pas celle dont il ne veut pas. L’Europe à la carte.

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