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En marge du salon de l’agriculture qui s’est tenu la semaine dernière , je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir cette modeste réflexion. .
Les salons de l’agriculture se suivent et se ressemblent et sont devenus une belle vitrine pour l’agriculture au Maroc..
Mais il sagit d’une vitrine qui cache et camoufle la cruelle réalité que vivent nos campagnes au quotidien. .
Malgré les diverses richesses dont regorgent nos campagnes , ces dernières souffrent  toujours , en effet , de marginalisation , d’exclusion et de pauvreté et de très nombreux paysans restent des victimes privilégiés de la misère. .
Nos campagnes sont le parent pauvre en matière d’éducation , d’infrastructures de santé , sportives culturelles…
Les déficits sont flagrants en hôpitaux,  en écoles et en infrastructures nécessaires au développement durable et au bien être. .
Bien sûr , les grands propriétaires terriens et les exportateurs de fruits et légumes s’en mettent plein les poches , s’enrichissent davantage année après année et exploitent sans vergogne la misère et la pauvreté de paysans qui constituent un vivier de main d’oeuvre corvéable à merci , exploitables à  souhait , et très bon marché surtout… et qui ne sont en réalité que des esclaves des temps modernes ..
Un parti comme le Mouvement Populaire,  et pas seulement,  a même fait du monde rural un véritable fonds de commerce politique !
La preuve que nos campagnes sont exploitées de toutes parts !
Pire , chaque année des centaines de milliers de paysans viennent grossir le contingent des bidonvillois,  des exclus et des déshérités. .
Un jour où l’autre , tôt ou tard il faudra entamer un véritable débat et une réflexion profonde pour mettre fin à la féodalité qui condamne nos paysans à la misère et au sous-developpement durable.

Le clin d’oeil de Hafid Fassi Fihri

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