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A Casablanca, la ville blanche, des lycéennes se prostituent. Cela ne date pas d’hier, mais la sonnette d’alarme vient d’être tirée depuis que nombre d’entre elles sont devenues dépendantes de la drogue.

Des jeunes filles à la fleur de l’âge qui se prostituent en contrepartie d’argent, c’est un secret de Polichinelle. Des collégiennes et lycéennes qui le font aussi, ce n’est pas non plus un secret. Mais que ces jeunes prostituées soient accros à des drogues de toutes sortes, il n’y a qu’un pas que leurs intermédiaires ont franchi pour les inciter à poursuivre dans cette entreprise machiavélique.

«Mon amie a complètement changé du jour au lendemain depuis qu’elle a commencé à fréquenter des filles qui se prostituent. Elles accompagnaient des gens plus âgés en échange de 200 DH. Nous-mêmes sommes souvent confrontées à ce “dilemme”. En l’absence du prof, on reste à la rue à attendre le prochain cours. Et l’on est abordées par des personnes qui nous draguent sans cesse aux alentours du lycée et nous proposent de l’argent pour les accompagner.»

C’est le témoignage de Sawsan, élève dans un collège à Casablanca. Racontant son vécu scolaire au quotidien Al Akhbar qui le rapporte dans son édition de ce week-end (13-14 février), elle dit être harcelée sans cesse près de son établissement.

Une autre élève qui s’est confiée au quotidien arabophone raconte sans sourciller que, pour subvenir à ses besoins, elle n’hésite pas à accompagner des personnes âgées. Elle révèle que sa «spécialité» est la fellation et ajoute, selon la publication, qu’elle le fait pour ne pas être déflorée.

 

Jusqu’à 3.000 dirhams par jour

Le phénomène s’accentue avec la présence d’«intermédiaires», guettant les élèves à la sortie du collège ou du lycée pour leur promettre monts et merveilles. Surtout une grande somme d’argent pour accompagner des clients khalijis. «Celles qui sont prêtes à être dépucelées touchent une somme très importante», souligne une élève qui rapporte que certaines de ses camarades ont émigré dans des pays de Golfe et toucheraient jusqu’à 3.000 dirhams par jour.

Se pose également, avec acuité, le problème de la drogue. Ainsi, des élèves sont devenues addictes à des drogues de toutes sortes, dont la cocaïne qui a «asservi» nombre d’entre elles.

Des élèves, à force de se droguer, prennent des antidépresseurs pour combattre leur malaise au point d’en devenir dépendantes. Un véritable malaise qui dit bien son nom!

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