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Le nouvel indice de croissance inclusive des villes africaines de Mastercard vient de paraitre et le Maroc est bien représenté. Casablanca reste n°2 sur le continent et occupe la première marche du podium au Maghreb, tandis que Rabat et Fès, toujours dans le top 20, améliorent leurs positions.

Cette année encore, Casablanca est la deuxième grande ville africaine en termes de potentiel de croissance inclusive, après Maputo (Mozambique) et devant Lagos (Nigéria), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Dar Es Salam (Tanzanie), révèle l’indice 2015 de croissance des villes africaines (ACGI), publié ce mercredi 2 décembre par Mastercard. Ce qui fait de la capitale économique du Maroc la métropole maghrébine au plus fort potentiel de croissance inclusive.

Investissements, infrastructures, gouvernance,… les points forts

Pour mémoire, l’ACGI est déterminé sur la base d’un modèle d’évaluation prenant en compte, entre autres, le PIB par habitant, l’accès à l’électricité et à l’eau pour la population urbaine, la santé, l’éducation, la bancarisation des citoyens, la participation des investissements directs étrangers dans le PIB ou encore la croissance des dépenses des ménages. D’autres indicateurs comme la qualité de la gouvernance, le contrôle de la corruption, la croissance démographique, la stabilité politique et l’absence de violence, l’urbanisation et la part de la classe moyenne sur l’ensemble de la population y sont également intégrés.

74 villes sont ainsi classées en trois catégories : grande (plus d’un million d’habitants), moyenne (entre 500 000 et un million) et petite (moins de 500 000). Quatre tranches de croissance inclusive sont retenues : haute (plus de 50 points), moyenne-haute (40-49,99), moyenne-basse (30 à 39,99) et basse (0 à 29,99).

Casablanca tire donc bien son épingle du jeu, puisque la ville réussit à rester dans la catégorie « croissance inclusive moyenne-haute », bien qu’ayant perdu près de 5 points (47.275 en 2014 / 42.791 en 2015). Sa performance est « soutenue par le fait que le Maroc jouit d’une certaine stabilité dans une région turbulente » qu’est l’Afrique du Nord en général, selon les auteurs du rapport qui évoquent également un niveau élevé dans l’investissement en capital fixe, les infrastructures, la santé, l’accès à l’électricité, l’eau et l’assainissement. La capitale économique marocaine se démarque en outre par le développement des télécommunications et l’efficacité de la gouvernance, un volet sur lequel elle emboite le pas à Kigali (Kenya) et aux villes sud-africaines en tête.

+1 point pour Rabat et Fès

De plus, le Maroc parvient à placer deux autres villes dans le top 20, Rabat et Fès, respectivement 15ème et 17ème avec des scores qui s’améliorent d’un point.

Ailleurs au Maghreb, Tunis dégringole dans l’indice, perdant plus de 8 points. La capitale tunisienne qui arrivait, en 2014, en tête des villes moyennes est tombée au 6ème rang avec 38.634 points. Oran (Algérie) par contre a progressé de 5 points et se classe 7ème dans la même catégorie.

L’indice de croissance des villes africaines a pour objectif de fournir aux gouvernements les données qui leur permettent d’évaluer leurs forces et faiblesses, afin d’améliorer leur croissance tout en contribuant au bien-être des habitants. « Les villes sont des passerelles permettant d’atteindre le marché mondial. Leur assurer un fonctionnement efficace permet de leur donner de solides bases », indique le Dr Yuwa Hedrick-Wong, co-auteur et économiste en chef au Centre MasterCard pour une croissance inclusive.

 

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