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Alors que la raffinerie de la « Samir » est à l’arrêt depuis une longue période à la grande satisfaction de la population qui s’est mise à rêver d’un environnement sain, c’est la centrale thermique voisine qui alimente la ville de Casablanca en électricité qui est pointée du doigt pour être accusée d’être à l’origine d’une catastrophe écologique sans précédent.
Les plages sont devenus infréquentables en raison d’un amas de tâches noires sur le sable alors que l’air est devenu irrespirable le soir en raison de la présence de particules de couleur noire qui pousse les habitants à se terrer chez eux.
Alors qu’aucune enquête officielle n’a encore été décrétée, plusieurs sources concordantes se basant sur des conclusions sommaires ont affirmé que cette double pollution avait pour origine une panne dans le traitement des déchets évacués par la centrale thermique de Mohammedia, qui, en principe, devrait disposer de mesures de prévention en cas de panne dans le dispositif de traitement, mais qui, hélas, ne fonctionne plus.
En attendant, les habitants, aussi inquiets que songeurs, se désolent de voir les responsables de la centrale garder le silence tous comme les autorités, imités à son tour par le département de la santé qui s’est mis aux abonnés absents devant les appels désespérés de habitants de la « Cité des Fleurs ». Un doux nom pour une réalité affligeante.

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