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Après avoir longtemps traîné des pieds pour rejoindre la coalition gouvernementale dirigé par le leader islamiste du PJD Abdelilah Benkirane, le parti du RNI mené par son président Salaheddine Mezouar, l’actuel chef de la diplomatie marocaine n’ a jamais caché sa volonté de préserver son pouvoir de décider lui-même de ses choix.

Il vient de le montrer avec éclat lors des dernières élections en violant l’accord sacré passé avec ses partenaires de la majorité pour apporter son soutien à des candidats du PAM , un parti de l’opposition, courant le risque de disloquer son camp alors qu’il lui reste encore une année au gouvernement avant les élections législatives de 2016.

C’est justement ce cap qui semble présider aux décisions contre-nature prises par le RNI et son chef pour se rapprocher du PAM dans la perspective de constituer le prochain gouvernement appelé à succèder à celui du PJD en 2017 en cas de défaite.

Le PAM étant crédité de la première place lors du prochain scrutin législatif après ses résultats prometteurs aux législatives et régionales qu’il vient de remporter avec brio a bénéficié donc du soutien intéressé du RNI que ce dernier compte faire fructifier en s’alliant à l’avenir avec un parti qui monte en attendant de partager avec lui les avantages de son ascension.

Par Jalil Nouri

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