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Nicolas Sarkozy cherche-t-il des soutiens à l’international pour se tailler un costume de « présidentiable »? L’ancien président français a discrètement rencontré, le mercredi 3 août dernier, le roi Salmane Abdelaziz Al Saoud dans sa résidence tangéroise.

Une résidence qui s’est vite transformée en haut lieu stratégique puisque le roi saoudien y a reçu, outre la visite de courtoisie du roi Mohamed VI pour la fête du trône, le roi Abdullah de Jordanie, l’émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, le prince du Qatar, l’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair.

La visite presque en catimini de Sarkozy a titillé la curiosité des médias français qui s’interrogent sur les raisons de la visite. Une question à laquelle le magazine Marianne apporte une réponse.

Doubler Hollande

L’objectif de l’entretien entre Sarkozy et le roi Salma, qui aura duré deux tours d’horloge, serait de réchauffer les relations entre Nicolas Sarkozy et le pouvoir saoudien, croit savoir Marianne. Pour plaider sa cause, l’ancien chef de l’Etat français aurait déroulé un numéro de séduction en indiquant qu’il tenait beaucoup à “l’amitié France Arabie-Saoudite“ pour le futur du Moyen-Orient avant d’indiquer qu’il soutenait la position saoudienne sur le dossier syrien, selon les informations obtenues par le l’hebdomadaire français de gauche.

Nicolas Sarkozy aurait également rappelé au monarque qu’il avait initié l’idée d’une union méditerranéenne. Autre fait d’arme mentionné par l’ancien président français, sa contribution à la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM). Et tous ces dossiers auraient conduit Nicolas Sarkozy à aborder, avec le roi Salmane, la présidentielle de 2017.

L’ancien président aurait ainsi tenté par cette visite de « doubler » François Hollande qui entretient de bonnes relations avec le pouvoir saoudien, estime le magazine français. Seulement, ses visées n’ont pas apporté la rançon escomptée puisque le pouvoir saoudien est occupé à un rapprochement avec les Etats-Unis qui avaient marqué une certaine distance sous l’administration Obama.

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