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Nizar baraka  va-t-il réussir le pari de l’improbable aggiornamento de l’Istiqlal et remettre sur les rails un parti qui a énormément perdu de terrain sous Hamid Chabat , voire même défrayé la chronique de l’actualité politique nationale après plusieurs polémiques ..!?
Avec Hamid Chabat , secrétaire général sortant,   l’Istiqlal était devenu un parti de caniveau tant les sorties verbales de ce dernier ont entraîné le grand parti nationaliste vers le degré zéro de la politique.
L’Istiqlal n’est plus aujourd’hui ce parti de notables respectés et de barons locaux influents , ce qui explique en partie ses récents déboires électoraux et les derniers résultats obtenus lors des deux derniers scrutins…
Comme il fallait réserver au PAM une part conséquente du gâteau électoral , il est normal que d’autres formations politiques  – dont principalement l’Istiqlal- aient perdu de leur poids au parlement..
Par ailleurs,  on ne peut absolument pas accuser le parti de la balance de s’être embourgoieser à l’instar de l’USFP lors du premier gouvernement d’alternance car cela n’est absolument pas le cas   !
Effectivement, les dégâts causés par l’ouragan Chabat risquent d’avoir des effets durables sur la gestion interne d’un parti tiré vers le bas par une base séduite par le discours populiste anti-Fassi et par les multiples divisions qui déchirent ce parti par lobbies et courants interposés.
Normalement,  en démocratie un parti doit réussir le test des urnes avec des résultats électoraux probants avant de prétendre participer à la coalition gouvernementale.
Chez nous , au Maroc cela n’a jamais été le cas puisque des formations comme le PPS et l’USFP sont au pouvoir alors qu’elles ont été clairement sanctionnées par les électeurs lors des deux ou trois dernières échéances électorales puisque leur poids au parlement n’a plus cessé de reculer.
De ce point de vue,  Nizar Baraka n’aura pas de grosse pression particulière à rattraper le terrain perdu du temps du secrétaire général sortant.
Sur le plan du positionnement idéologique , L’Istiqlal  » The grand old party  » a toujours été nationaliste et conservateur mais n’a jamais eu aucun états d’âme à être tantôt un parti de droite, tantôt un parti de gauche au gré de ses participations ou non au gouvernement ..
La restructuration du parti demeure toutefois indispensable vu les différents défis qui attendent le nouveau secrétaire général élu. .
Nizar Baraka , dont on connaît la droiture, et la probité et dont la compétence est très apprécié en haut lieu et pas seulement , aura certainement l’habileté politique nécessaire pour remettre sur pied un parti qui a toujours pesé dans la  » Balance  » à travers l’histoire politique récente du Royaume.
Le nécessaire aggiornamento de l’Istiqlal se fera avec des idées novatrices , un souffle nouveau loin des vieilles recettes et la guerre des clans.
Pour cela , il faudra pour cela recadrer et canaliser les appétits des opportunistes et les ambitions des arrivistes qu’ils soient ministrables ou pas surtout pour ceux qui ne sont pas encore arrivés.
Mais , il est bien vrai que les hommes politiques les plus habiles sont ceux qui arrivent à donner à leur carrière personnel une dimension nationale. .
Même chose en ce qui concerne la presse du parti en chute libre et qui a vécu une véritable descente aux affaires lors du mandat de Chabat.
Là aussi , la nouvelle direction du parti est attendu au tournant et devra faire preuve de beaucoup d’imagination et mobiliser d’énormes ressources pour redresser la barre et assainir la situation financière des deux organes de presse du parti , L’opinion et Al Alam.
Le renouveau du parti de l’Istiqlal qui exige un certain nombre de réformes ne saurait en aucun cas faire l’impasse sur la réforme incontournable de sa presse.
Hafid Fassi Fihri

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