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Ils sont une poignée de leaders politiques devenus familiers à s’apprêter à quitter la scène politique en 2018, chacun pour des raisons propres.
Abdelilah Benkirane, ne peut briguer un troisième mandat malgré sa volonté de s’accrocher à la tête du secrétariat général du PJD mais avec la ferme détermination de régler de vieux comptes avec ses adversaires déclarés lors du congrès extraordinaire de sa formation en décembre prochain.
Hamid Chabat, compte également livrer une bataille féroce pour placer ses partisans avant de quitter, contraint, ses fonctions dans les prochains mois au profit de Nizar Baraka qui a toute la légitimité pour rajeunir et rénover le vieux parti nationaliste de l’Istiqlal. Un vaste projet!
Mohand Laenser ne compte pas quitter non plus le secrétariat général du Mouvement Populaire qu’il a occupé pendant 31 ans, mais lui aussi avec la ferme intention de placer son dauphin qui n’a aucun lien avec son parti, à savoir l’actuel ministre de l’éducation nationale, Mohammed Hassad qu’il a finalement préféré à Mohammed Ouzzine, trop impétueux à son gout et qui n’a pas la bénédiction du « Makhzen ». La succession sera risquée.
L’autre figure de la scène politique nationale à faire ses valises n’est autre que le secrétaire général du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, Nabil Benabdellah qui restera dans l’histoire comme le premier chef d’un parti d’obédience communiste à signer un pacte avec un un parti islamiste, le PJD, et conduire ensemble la politique du gouvernement dirigé pendant deux mandats par ce dernier. Une alliance contre-nature qui ne dit pas son nom

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