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Depuis son arrivée aux affaires en 2012, le gouvernement Benkirane s’est adonné à une vraie course de sauts d’obstacles sans arriver à solutionner des problèmes qui agitent la rue et qui restent comme une épée de Damoclès sur la vie du pays avec des risques accrus de déstabilisation si rien n’est fait pour les dépasser au lieu de reporter les issus de jour en jour.

Si la gestion sécuritaire du phénomène de l’intégrisme a porté ses fruits, on ne peut pas en dire autant au niveau social.

La question des diplômés chômeurs en est la parfaite illustration et le gouvernement semble jouer l’attentisme, histoire de jeter le bébé avec l’eau du bain au prochain gouvernement. La deuxième menace sérieuse pour la stabilité du pays vient de la hausse des denrées de première nécessite alors qu’il est prévu de mettre fin l’an prochain à la subvention du sucre.

Puis est venue s’ajouter une crise aux conséquences imprévisibles qui a commencé à faire sortir dans la rue les habitants des villes du nord du pays pour protester, dans un mouvement déterminé et inédit, contre les hausses des factures d’eau et d’électricité. Ayant réussi à obtenir une révision de leurs factures sans cesser leurs manifestations hebdomadaires, ces derniers sont en train de voir leur démarche imitée dans une dizaine d’autres villes du pays.

La liste de ces risques de déstabilisation serait incomplète si l’on y ajoutait pas celui que comporte le passage en force du gouvernement pour réformer à sa guise et de manière unilatérale les systèmes de retraite sans consulter les syndicats.
De quoi jouer avec le feu et rendre la situation sociale plus critique que jamais en cette fin d’année et pour les premiers mois de l’année prochaine.

Actu-maroc.com Par Jalil Nouri

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