Chabat cloue au pilori ses détracteurs

Chabat cloue au pilori ses détracteurs

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Hamid Chabat ne recule devant rien. Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal est assuré plus que jamais que son autorité sur le parti est irrémédiable et son statut ne fera l’objet d’aucune contestation sérieuse. Plus, lors de la session du conseil national du parti, le 11 et 12 janvier 2013, il a pu placer les siens au sein du comité central et s’est même permis le luxe d’installer l’un de ses principaux soutiens, à savoir l’ancien ministre de l’Habitat, Taoufik Hjira, au poste de président du conseil national.

Approché par menara.ma, M. Chabat a certes surtout voulu faire passer le message suivant : « Je suis le secrétaire général du parti de l’Istiqlal et non d’un clan. Je ne place personne là où je veux, mais je dis plutôt que le jeu de la démocratie doit prévaloir et si demain il y a une majorité contre ma modeste personne, je prendrai alors les mesures que cela impose ».

Quant à ses opposants, en l’occurrence le groupe Sans concession « Bila Haouada », M. Chabat refuse de dire plus que ce qu’il a dit dans son exposé politique devant le conseil national : « La légitimité à multiples facettes de notre parti s’est renforcée récemment par la légitimité judiciaire après que la justice se soit prononcée sur quatre affaires ayant visé le parti et son existence, même en consacrant la légalité du 16ème congrès et de l’ensemble de ses résultats, et en déboutant ceux qui cherchent à enterrer le parti sur la base d’accusations fallacieuses ».

S’exprimer en toute liberté

Il faut dire que M. Chabat a eu un soutien de poids inespéré même lors de ce conseil national. C’est celui de l’ancien secrétaire général du parti,  M. Abbas El Fassi qui a vivement critiqué son proche, Abdelouahed El Fassi et son groupe Sans concessions. Abbas El Fassi a notamment qualifié « l’action en justice par certains membres du parti contre les instances élues lors du 16ème congrès, d’erreur et d’acte irresponsable. » M. El Fassi a appelé « les militants à la sérénité pour mieux aborder l’avenir, aplanir les différends et transcender  les difficultés ».

Autre bonne résolution pour M. Chabat, le conseil national a adopté le contenu de la note adressée à la majorité. “La décision de participer au gouvernement a été fondée sur des données précises, notamment la conjoncture que traverse le Maroc, les résultats des élections et les nombreux croisements des programmes électoraux des partis de la coalition, d’autant que la charte et la déclaration gouvernementales ont scellé la nature de la relation entre les composants de la majorité et donc tout dépassement doit être alerter… les dirigeants du parti ont bien choisi la conjoncture et le contenu de la note qu’ils adoptent dans sa globalité”. Pour M. Chabat, « l’Istiqlal adopte la logique de la solidarité et de l’égalité comme une doctrine ancrée dans sa vision idéologique ».

A une question que nous lui avons posée, il relève que « c’est la première fois dans les annales de notre parti qu’a lieu une compétition ouverte pour le poste de Secrétaire général du parti et que les urnes ont été le  seul et ultime arbitre,  que les istiqlaliens ont pu s’exprimer en toute liberté et indépendance. Dommage que ceux qui n’ont perdu n’aient pas accepté le verdict des urnes… ».

Là bien entendu c’est le groupe de Abdelouahed El Fassi qui est visé, Bila Haouada. D’ailleurs lors de cette réunion du conseil national, certains membres de ce groupe ont exigé du secrétaire général de donner les détails sur ce qu’il appelle la rente partisane et ont voulu faire passer la motion selon laquelle le mémorandum adressé au chef de la majorité n’engage que le secrétaire général. Peine perdue puisque sur le plan interne, le secrétaire général est sorti gagnant, et sur le plan judiciaire, il a eu également gain de cause. Reste à savoir si la menace qu’il brandit indirectement de quitter le gouvernement et dont il a eu un soutien franc de la part du conseil national sera-t-elle mise à exécution ?

 

 

 

Actu-maroc.com

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