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Le leader de l’istiqlal digère très mal la manière dont les ministères de l’intérieur et de la justice se sont comportés avec ses conseillers de la deuxième chambre soupçonnés d’avoir acheté des voix et qui risquent d’en être privés, ainsi qu’avec ses fils qui ont été mis sous écoute et filés par la police dans le cadre des dernières élections communales à Fez. Chose curieuse, seul le leader de l’Istiqlal s’est élevé contre cette procédure légale alors que le parti du premier ministre dont deux conseillers de la deuxième chambre sont accusés du même délit et poursuivis en justice, n’a rien trouvé à redire et a immédiatement pris la décision de les exclure de ses rangs sans attendre que la justice ne se prononce. D’autres partis concernés ont agi de même et accepté que la procédure contre les conseillers fraudeurs au nombre de 26 suive son cours.

Mais le leader de l’Istiqlal ne l’entend pas de cette oreille et ne voient pas la suite à lui donner de la même manière puisqu’il compte aller très loin quitte à créer une grave crise politique aux conséquences incalculables qui pourraient ramener le pays loin en arrière. Il compte ainsi engager un bras de fer avec les autorités pour qu’elles annulent leurs sanctions à l’égard des contrevenants à défaut de quoi il menace de boycotter la vie parlementaire en poussant les membres des deux chambres du parlement encartés ans son parti à s’en retirer en attendant de nouvelles élections. Chose improbable qui risque de mener l’Istiqlal dans une impasse totale mais en jouant avec le feu, Hamid Chabat risque d’être le premier à se brûler les doigts dans ce qui s’apparente bel et bien à une partie de poker menteur.

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