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Le chef du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, défait lors des dernières élections communales pour la mairie de Fez a joué avec le feu lors de ce scrutin et semble en avoir tiré les leçons. Comme il l’avait promis en cas de défaite, il vient de présenter, enregistrement à l’appui, sa démission du poste de patron de sa formation, devant son comité exécutif. Mais pour qu’elle le soit réellement dans les faits, elle doit être validée par le conseil national, le parlement du parti, lors de sa réunion du 17 octobre prochain. Ce qui fait croire à certains qu’il s’agirait pour l’instant d’un coup de bluff, une mise en scène pour faire croire à travers un vote, que son parti ne peut se passer de lui. En attendant, son dossier se complique gravement avec le ministère de l’intérieur.

Le leader istiqlalien aurait menacé ce département de mettre le feu dans la ville de Fez s’il n’intervenait pas en sa faveur auprès d’autres partis de la majorité pour qu’il puisse garder son mandat à la tête de la mairie, un jeu refusé par le ministre de l’intérieur qui aurait transmis ses information en haut lieu et au premier ministre.

C’est ce qui expliquerait , selon d’autres, sa décision de prendre les devants et présenter sa démission pour éviter à sa formation des complications en raison de son chantage après avoir annoncé avec fracas un rapprochement avec son ennemi d’hier, le PJD qui en avait fait depuis le départ de l’Istiqlal du gouvernement il y a deux ans, sa cible privilégiée..

Par Jalil Nouri

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