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Pour leur second match de groupe pour le compte du CHAN Rwanda 2016, l’équipe nationale des joueurs locaux affronte la Côte d’ivoire après avoir énormément déçu lors de leur première sortie contre le Gabon, dans un duel très délicat qui pourrait compromettre une qualification au second tour.
Face aux Ivoiriens cet après midi à Kigali, qui vont jouer leur survie dans ce CHAN après avoir perdu leur premier match, il faut admettre que les nôtres sont déjà dos au mur ou plutôt le couteau à la gorge car le pays hôte les attend de pied ferme pour le troisième et dernier match de groupe.
En attendant, ce soir on va jouer en connaissant le résultat de Rwanda-Gabon ce qui ne sera pas forcément un avantage surtout si le bug mental de certains de nos joueurs se confirme.
Ceux qui ont vu cette équipe remporter le CHAN avant même d’avoir pris l’avion pour Kigali lui auront joué un très mauvais tour car on aurait du épargner aux locaux cette pression bêtement inutile.
En effet, il est clair que l’équipe nationale n’a pas été préparée sur le plan mental et que les beaux discours de Mhamed Fakhir devant les médias ne sont que de la poudre aux yeux afin de dissimuler une préparation faite d’un mélange d’amateurisme et d’improvisation.
En effet, comment expliquer que certains annoncent le retour de Karrouchi dans le onze type comme la bonne nouvelle qui va résoudre tous nos problèmes alors qu’un joueur blessé ne doit même pas être sélectionné.?
Le côté positif de ce premier match contre le Gabon c’est qu’on a vu , à nos dépens certes, qu’un Nakach qu’on voulait nous faire passer pour un génie du foot est loin d’avoir le calibre et le standing international, et qu’un surdoué comme Hafidi est devenu malgré lui un pétard mouillé très limité physiquement. Même si , concédons-le, on ne juge pas un joueur sur un match.
Tout n’est cependant pas encore perdu car même un nouveau nul ce soir , nous laissera encore des chances avec une qualification qui sera suspendue à un fil.
Mais une défaite face aux Ivoiriens sera très mal vécue par rapport aux énormes attentes suscitées autour de cette équipe.
En attendant, honnêtement les nôtres n’aborderont pas cette rencontre dans la sérénité et ils ont intérêt toutefois à très vite retrouver leurs repères et à proposer un jeu plus consistant et une prestation plus convaincante afin de conforter le coach national dans ses certitudes et ses choix!
Des certitudes qui risquent de s’évaporer comme des châteaux de sable si par malheur les nôtres n’arrivent pas à franchir l’obstacle Ivoirien.
Arrêtons pour le moment de discuter des individualités et des joueurs qui doivent jouer ou pas car il s’agit d’un débat stérile et inutile, et au demeurant une équipe nationale c’est d’abord un groupe, une organisation collective et des automatismes.
A Mhamed Fakhir de changer de cartouches et d’insuffler du sang neuf dans son onze type et très certainement avec de la réussite le sourire et la confiance reviendront.
Pour le moment, tout reste possible et on fait confiance à ceux qui proposent de trouver des circonstances atténuantes à notre onze national, et ceux qui nous rappellent que l’Italie a été championne du monde en 1982 après trois nuls au premier tour, ou que l’Espagne a d’abord perdu son premier match contre la Suisse avant de gagner sa Coupe du monde.
Oui mais nous de notre côté, on se souvient que l’Italie avait écrasé le Brésil, l’Argentine, la Pologne, et puis l’Allemagne en finale.
Comparaison n’est pas toujours raison, alors à ce soir pour y voir plus clair.

Hafid Fassi Fihri

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