PARTAGER

Les observateurs ne tarissent pas de commentaires non seulement sur le
fond mais également sur la forme en ce qui concerne le derniers
discours royal prononcé à l’occasion de la fête du trône. La grande
nouveauté reste certainement la volonté du Roi Mohamed VI de
montrer son attachement à ses prérogatives telles que définies par la
nouvelle constitution de 2011 au niveau de ses relations avec le
gouvernement, position qu’il a décliné au moins à deux reprises.

Ainsi et en ce qui concerne les dysfonctionnements relevés au niveau
des consulats du Maroc à l’étranger, le souverain a expliqué avoir
attiré l’attention du ministre des affaires étrangères sur ces
problèmes qui lui ont été rapportés et non pas ordonné d’y remédier
comme cela aurait pu être fait par le passé. C’est une grande première
donc qui méritait que l’on s’y attarde.

Sur le même plan et dans le même ordre d’idées en évoquant sa volonté
de voir le pays remédier aux grandes disparités dont souffrent les populations
dans les régions défavorisées, le souverain rappelle avoir donné ses orientations
au gouvernement et non ordonné encore une fois pour la mise en oeuvre
d’un plan d’urgence à même de les réduire.

Au moment où le chef du gouvernement hésite encore à user de toutes les
compétences que lui confère la nouvelle constitution, le roi montre
par ses actions et ses propos, qu’il est non seulement le garant de
celle-ci mais également le premier à appliquer ses dispositions à la
lettre.

Par Jalil Nouri

Commentaires