Changer les paliers de croissance est impératif pour créer plus d’emploi (Ministre)

Changer les paliers de croissance est impératif pour créer plus d’emploi (Ministre)

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Intervenant lors d’un dîner débat sur « comment concilier entre la croissance et les impératifs sociaux ? », le ministre a précisé qu’actuellement la création d’emploi se fait à raison de 30.000 postes par point de croissance, c’est pourquoi il y est impératif de pousser vers le haut le taux de croissance du PIB afin d’absorber le chômage.

Un taux de croissance de 5 pc, la moyenne de ces dernières années, n’a permis que la création d’un peu plus de 151 mille postes et un PIB de 6 pc devra en créer près de 196 mille, d’où l’impératif d’imprimer un rythme à la dynamique de croissance. 

Le Maroc a engagé ces dernières années de grands chantiers structurants et décliné de nouvelles politiques sectorielles pour donner la confiance nécessaire aux opérateurs économiques tant nationaux qu’étrangers et renforcer son positionnement régional.

En dépit du contexte international perturbé (flambée des prix des matières premières, la récession économique et financière et son corollaire de la baisse de la demande mondiale, les prix du pétrole), l’année 2010 a montré quelques signes de reprises et 2011 a démarré relativement bien.

L’économie a observé un bon comportement avec un taux de croissance qui reste soutenu au regard du contexte international instable, une reprise du PIB non agricole avec de bonnes perspectives pour l’année en cours, une contribution positive des secteurs touchés par la crise et un cadre macro-économique maîtrisé, a soutenu M. Mezouar.

Il faut « gérer dans la difficulté » et l’économie doit consolider ou du moins maintenir « le cap de la confiance qu’il est possible d’avancer sans de grands bouleversements », a-t-il dit.

Le modèle de croissance au Maroc est structuré et homogène grâce à la réussite de la diversification des sources de croissance, l’ouverture de l’économie à travers les accords de libre échange et une politique sociale volontariste reposant sur les priorités telles la lutte contre la précarité et la pauvreté, la santé, l’éducation et monde rural.

Les stratégies sectorielles et les grands chantiers structurants (Maroc vert, énergies renouvelables, Halieutis etc.) et sociaux notamment l’initiative nationale de développement humain ont contribué à favoriser l’émergence de nouveaux secteurs dans la croissance économique et constitueront d’importants leviers pour l’emploi, a ajouté le ministre, invitant à la prise partagée des responsabilités entre pouvoirs publics et secteur privé.

Le pays poursuivra ses efforts avec plus de rigueur, de discipline et de volontarisme pour la préservation du cadre macroéconomique et le renforcement de la croissance, a-t-il relevé. Le gouvernement devra ainsi continuer à rationaliser les dépenses de fonctionnement afin de mobiliser les 80 à 167 milliards de dirhams au cours des dernières années.

Le débat a ensuite porté sur la réforme de la caisse de compensation, sur l’indemnité pour perte d’emploi, la formation continue des entreprises, les freins posés à l’entreprenariat des jeunes particulièrement les problèmes des locaux, l’incitation des promoteurs immobiliers à lancer des projets, à l’instar de l’habitat social, de locaux adaptés aux entreprises afin de réduire les coûts.

 

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