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Deux journalistes français poursuivis pour tentative de chantage sur le roi Mohammed VI ont marqué un point très important mardi devant la Cour de cassation, qui a jugé illégale la réalisation de deux enregistrements clés réalisés par l’avocat du Palais, Hicham Naciri.

La plus haute juridiction française, saisie par Catherine Graciet et Éric Laurent, a estimé que deux enregistrements clandestins des journalistes, réalisés par un émissaire de Rabat, avaient en réalité été menés avec la « participation indirecte » des enquêteurs français « sans le consentement des intéressés ».

Une intervention qui selon la Cour, « porte atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté ». La juridiction a, par conséquent, renvoyé l’affaire devant la chambre de l’instruction.

Me Eric Moutet, avocat de Catherine Graciet, a salué une « grande victoire » et estimé que suite à cette décision il serait « compliqué pour les juges d’instruction de continuer ».

« La Cour de cassation sanctionne la manipulation et le piège mis en œuvre par les plaignants », c’est-à-dire Rabat, s’est réjoui Me Jérémie Assous, avocat d’Éric Laurent.

Catherine Graciet et Eric Laurent sont soupçonnés d’avoir voulu extorquer de l’argent au Maroc en échange de l’abandon d’un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat. Tous deux contestent avoir été à l’initiative d’un chantage.

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