Chantage contre notre roi : le JDD révèle des enregistrements

Chantage contre notre roi : le JDD révèle des enregistrements

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Le JDD révèle des enregistrements clandestins accablants pour les deux journalistes mis en examen samedi de « chantage et d’extorsion de fonds ». Le roi du Maroc est partie civile. Extraits

– Je veux 3.
– Trois quoi, Trois mille ?, interroge l’avocat.
– Non, 3 millions.
– Trois millions de dirhams ?
– Non, 3 millions d’euros ».

D’autre part et Dans un tweet, le directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor, a tenu à préciser ce samedi que le journaliste Eric Laurent, mis en examen avec sa consœur Catherine Graciet pour chantage et extorsion de fonds à l’encontre du roi Mohammed VI, ‘n’est plus chroniqueur à France Culture depuis l’été 2014.

Le journaliste Eric Laurent a reconnu durant sa garde à vue avoir réclamé des fonds au Maroc en contrepartie de la non-parution d’un livre sur le Maroc, rapporte samedi le quotidien « Le Monde ».

« Eric Laurent a reconnu durant sa garde à vue, entamée jeudi soir, avoir formulé une offre de 3 puis 2 millions d’euros au Maroc pour le renoncement de la publication d’un livre » sur le Royaume, co-écrit avec la journaliste Catherine Graciet, indique le journal citant une source proche du dossier.

Autre fait accablant, la chaîne française de télévision BFM TV a diffusé samedi la lettre contractuelle signée par les deux journalistes, dans laquelle ils s’engagent notamment à ne plus rien écrire sur le Maroc et à ne plus s’exprimer publiquement sur ce pays directement ou indirectement ou par personnes interposées.

En contrepartie de leur silence, Eric Laurent et Catherine Graciet attestent, dans ce document signé, avoir perçu un acompte de 80.000 euros sur les deux millions d’euros qu’ils ont voulu extorquer au Maroc.

L’avocat d’Eric Lurent, Me William Bourdon a justifié le « deal financier » de son client par « des raisons qui tiennent à un contexte personnel difficile ». Et en même temps il qualifie les preuves qui accablent son client et le flagrant délit opéré par la Brigade de répression et de délinquance contre la personne, sous le contrôle du parquet de Paris, de « traquenard ».

« C’est de la folie douce d’imaginer que leur chantage aurait pu marcher », s’étonnait ce vendredi une source proche du dossier auprès de l’AFP.

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