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« C’est notre manière de venger les Yézidies », affirment de concert Roza, Deijly et Raparin. Ces trois femmes ont tout plaqué en Turquie pour mener la vie dure aux djihadistes en Irak. Elles forment une unité de lutte armée dans le but d’arrêter le génocide des Yézidies sur le mont Sijnar.

« Quand nous avons appris que l’État Islamique débarquait sur le mont Sinjar (nord-ouest de l’Irak) pour massacrer des femmes, on a décidé de stopper cette crise humanitaire », raconte Roza, 22 ans. « On a vu que les djihadistes les kidnappaient et en faisaient leurs esclaves. »

PKK
Roza, Deijly et Raparin sont membres du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l’OTAN et les États-Unis.

« Nous avons quitté clandestinement la Turquie. C’était un voyage pénible mais nous étions entraînées pour ça. Nous avions aussi entendu que les enfants des Peshmerga (ndlr: les combattants kurdes) mouraient sur le mont Sinjar. Au début, on tuait dix membres de l’État Islamique par jour », poursuit Raparin (24 ans).

Revanche
Avec l’aide des troupes kurdes et des attaques aériennes américaines, les trois femmes ont créé un passage vers la Syrie pour permettre aux Yézidies de prendre la fuite.

« Nous ne formons qu’une seule et même famille avec les Yézidies et nous prenons notre revanche contre l’État Islamique avec tout le mal qu’ils ont pu faire aux femmes », ajoute Deijly.

Obsession de l’EI
L’obsession des combattants de l’État Islamique est de ne pas être tués par une femme. Dans ce cas, les portes du paradis leur seraient fermées.

« Quand ils savent qu’ils luttent face à une femme, ils préfèrent s’échapper », conclut ironiquement Roza.

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