Chili: violences et manifestations massives au 2e jour d’une grève nationale

Chili: violences et manifestations massives au 2e jour d’une grève nationale

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Environ 175.000 personnes, selon la police, ont manifesté dans des dizaines de villes du Chili, dont plus de 50.000 dans la capitale, Santiago, paralysant son centre, dans une atmosphère dans l’ensemble festive, malgré des heurts après la dispersion entre policiers et groupes de jeunes.
La CUT, principale centrale syndicale du pays, a revendiqué jeudi 600.000 manifestants à travers le pays.

 

Au total, 27 personnes ont été blessées et 210 arrêtées à l’échelle du pays, mais les pires violences avaient été enregistrés la nuit précédente, avec 42 policiers blessés, dont six par balles, lors d’accrochages dans la périphérie de Santiago, selon le vice-ministre de l’Interieur Rodrigo Ubilla.

Jusqu’à l’aube, des manifestants ou groupes de jeunes « encapuchados » (cagoulés) s’étaient affrontés à la police à coups de pierres, de bâtons et parfois d’armes à feu, érigeant des barricades de pneus ou de bois enflammés en plusieurs points de la métropole de 6 millions d’habitants.

Selon l’entreprise Chilectra, quelque 50.000 habitants du grand Santiago ont été affectées par des coupures d’électricité liées aux incidents ou à du vandalisme.

Des manifestants ont été mêmes vus se heurtant par endroits à des groupes de jeunes qui tentaient de s’en prendre à la police.

Pour le porte-parole du gouvernement, Andres Chadwick, les manifestations de jeudi se sont déroulées « sans problème majeur ».
Mais il a dénoncé les violences de la nuit car « c’est ce dont on se souviendra de la grève », convoquée par plusieurs syndicats dont la CUT, première centrale du pays avec 10% des actifs.
Si le centre de Santiago, avenues coupées, commerces fermés, était paralysé, la grève elle-même n’a été que partiellement suivie.
Les autorités ont assuré que les transports, comme la veille, fonctionnaient quasi-normalement, à l’image du réseau de bus Transantiago, opérationnel à 98%, selon sa direction.
Le ministère du Travail a évoqué 9% de grévistes dans la fonction publique, un syndicat de fonctionnaires « plus de 80% ».
La double journée de grève visait a réclamer une meilleure répartition des fruits de la forte croissance chilienne à travers une série de mesures sur l’impôt, le code du travail, l’éducation notamment.
« C’est l’heure de dialoguer pour de bon, ou ceci (les manifestations) va continuer », a mis en garde le leader de la CUT, Arturo Martinez.
« Code du travail, régime des impôts, amendement de la constitution: les demandes de la CUT sont politiques », a dénoncé Chadwick. « Qu’ils élaborent un plan de gouvernement et disputent l’élection ».
Dans le sillage d’une forte contestation étudiante depuis trois mois pour un réclamer un enseignement public de qualité, la grève a été qualifiée d' »opportuniste » par le gouvernement de droite du président Sebastian Pinera, pour qui elle représente sa plus dure épreuve sociale en 17 mois de pouvoir.
« Nous savons que le sujet central est l’éducation », a estimé Chadwick.
Les étudiants, associés à la grève, formaient le gros des manifestants jeudi. Ils ont annoncé une pression continue.

AFP_______________________

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