Chine: l’artiste Ai Weiwei objet d’une enquête pour « crimes économiques »

Chine: l’artiste Ai Weiwei objet d’une enquête pour « crimes économiques »

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L’information lapidaire de l’agence officielle n’a pas été confirmée par Lu Qing, l’épouse de Ai Weiwei, qui a déclaré à l’AFP n’avoir « pour l’instant aucune nouvelle des autorités sur le sort de Ai Weiwei ».
« Je suis dans l’attente de ses nouvelles », a-t-elle ajouté, la voix étouffée par des sanglots. « J’ai vu la nouvelle sur internet, mais pour l’instant, c’est dur de savoir ce qui se passe », a dit de son côté à l’AFP l’avocat Liu Xiaoyuan, en demandant à être rappelé plus tard dans la journée.

 

L’arrestation de Ai Weiwei dimanche à l’aéroport de Pékin et sa détention dans un lieu tenu secret ont soulevé une vague de protestations à l’étranger. Les Etats-Unis se sont dits « très préoccupés par la pratique des disparitions forcées » et des condamnations de militants des droits de l’Homme en Chine, et ont demandé la libération de l’artiste, de même que la France et l’Allemagne.

L’ambassadeur de l’Union européenne en Chine s’est dit inquiet de « l’usage croissant de la détention arbitraire » en Chine. Londres a aussi fait état de sa « profonde préoccupation ».

La police et le gouvernement chinois ont jusqu’ici refusé de s’exprimer sur la disparition d’Ai Weiwei, qui intervient dans le sillage de nombreuses autres arrestations ou disparitions de militants des droits de l’Homme depuis février.

Ces arrestations et disparitions se sont multipliées depuis des appels lancés sur des sites internet basés à l’étranger à des « rassemblements du jasmin » dans les principales villes chinoises, inspirés des soulèvements populaires qui ont fait tomber les régimes de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte.

Le quotidien officiel Global Times avait estimé mercredi que l’artiste, connu pour ses oeuvres monumentales, s’apprêtait à « franchir la ligne rouge ».

Ai Weiwei, qui a traité les dirigeants chinois de « gangsters » et le régime communiste « d’inhumain », a eu maille à partir avec le régime communiste de nombreuses fois ces dernières années mais a été jusque là relativement protégé par sa notoriété à l’étranger.

Avant même les révoltes au Proche-Orient, la surveillance et les mesures d’intimidation contre les opposants avaient commencé à se renforcer à l’automne dernier après l’attribution du prix Nobel de la paix au dissident réformateur Liu Xiaobo, qui purge une peine de 11 ans de prison pour avoir demandé l’avènement d’une démocratie pluraliste en Chine.

 

AFP_________________

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