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Le premier ministre Abdelilah Benkirane risque d’être confronté à une
nouvelle épreuve et à un troisième remaniement ministériel au
lendemain des prochaines élections communales et régionales. En effet,
plusieurs ministres se portent candidats pour des mandats électoraux
et devront quitter leurs postes, le cumul des mandats n’étant plus
envisageable.

Les lourdes responsabilités apportées par les nouveaux textes
définissant le travail d’un président de région ne seront plus
flexibles pour permettre aux présidents de région, comme par le passé,
à s’acquitter d’autres tâches en parallèle.

Les 10 ministres qui se présentent donc pour l’investiture en tant que
présidents de région, s’ils sortent vainqueurs du scrutin du 4
septembre, devront impérativement quitter le gouvernement pour garder
une crédibilité dans l’accomplissement de leur mission de président de
région. On songe notamment à Lahcen Daoudi et à Lahcen Haddad qui se
présentent tous les deux à Béni-Mellal, Aziz Rebbah à Kénitra, à
Salaheddiine Mezouar et à Mohand Laenser et d’autres encore. A moins que
la tentation du cumul reste forte et que l’esprit de la nouvelle
constitution ne soit bafoué par ceux censés le promouvoir.

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