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Il aura fallu que trois malfrats subsahariens organisent l’assassinat d’un veilleur de nuit dans un centre commercial de la ville de Fez pour que se réveille en nous, ou d’une partie d’entre nous, malheureusement importante, le sentiment de racisme primitif qui sommeille en chacun de nous. La publication des photos du gardien ligoté et les commentaires d’une rare violence des internautes sur les réseaux sociaux ont crée un certain malaise au sein de la société dont les franges sont toujours promptes à tenir des raisonnements aux antipodes de ce que la morale conseille et permet.

Alors que l’on croyait les frères et sœurs africains bienvenus parmi nous pour y vivre dignement et s’intégrer en fondant des familles, l’on s’aperçoit que le moindre acte criminel causé par des éléments isolés vivant en marge de leurs communautés, peut pousser les marocains, ou encore une fois, une partie d’entre eux, minoritaire espérons-le, à renier l’ancrage de leurs traditions d’ouverture et d’hospitalité que le discours officiel n’a fait que renforcer.

Rarement un tel déchainement d’animosité et de violence verbale en des termes racistes qui n’ont rien à envier aux discours haineux des racistes européens, ne s’est fait autant reprendre et adopter, que ces dernières heures après l’assassinat du veilleur de nuit de Fez. Vivement la loi en préparation contre les discours haineux et xénophobes. Vivement un retour à la raison et à la modération, loin de cet amalgame outrancier.

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